Ce que cette estimation ne dit pas
Le résultat porte sur le malus CO2 et la taxe au poids. Il n’intègre ni la taxe régionale de la carte grise, qui dépend de la puissance fiscale et de votre région, ni les abattements liés à votre situation personnelle : familles nombreuses, personnes handicapées, véhicules accessibles en fauteuil roulant.
Il suppose aussi que les deux valeurs saisies sont exactes. Un CO2 relevé sur une annonce plutôt que sur le certificat d’immatriculation est la première source d’écart, en particulier sur les finitions à jantes larges, dont le CO2 homologué diffère de celui du modèle de base.
Pourquoi l’année de première immatriculation change tout
L’article L. 421-59 du code des impositions sur les biens et services prévoit que le tarif est déterminé par le barème correspondant à l’année de première immatriculation du véhicule, « que cette première immatriculation soit intervenue en France ou à l’étranger ».
L’effet est considérable, parce que le seuil de déclenchement a baissé chaque année : 138 g/km en 2020, 128 en 2022, 118 en 2024, 108 en 2026. À 149 g/km, un véhicule de 2022 supporte un malus brut de 898 €, contre 4 026 € pour le même CO2 sur un véhicule de 2026. Beaucoup de simulateurs appliquent le barème de l’année en cours à tous les véhicules, et surestiment donc lourdement les imports d’occasion.
La décote par ancienneté, refondue en 2025
Depuis le 1er mars 2025, l’abattement de 10 % par année a laissé place à un coefficient forfaitaire par tranches (art. L. 421-7-2). L’ancienneté se compte en mois glissants depuis la première immatriculation, arrondis à l’unité supérieure. Elle atteint 100 % à partir de 181 mois, soit un peu plus de quinze ans : au-delà, plus aucun malus n’est dû.
Quelques repères : 12 % à un an, 28 % à trois ans, 38 % à cinq ans, 64 % à dix ans.